Retour à la catégorie Gestes Salut de Kühnen

Illustration de Salut de Kühnen

Usages :
  • Extrême droite
  • NSBM - National Socialist Black Metal
  • Armée
Idéologies :
  • Néonazisme
  • Nationalisme
  • Antisémitisme
  • Ethno-différentialisme
  • Racisme/Xénophobie

Le salut à trois doigts est utilisé dans plusieurs pays européens et fut également présent sous différentes formes pendant la période nazie, notamment lors de certaines célébrations. Néanmoins, le salut de Kühnen, une variante spécifique du salut hitlérien, se distingue par la position particulière du bras droit tendu ou pointé vers le bas, avec le pouce, l’index et le majeur écartés tandis que les autres doigts restent pliés. Ce geste forme la lettre « W », symbole de Widerstand (« Résistance »).

Créé dans les années 1970, ce salut, initialement appelé « Salut de la Résistance », serait apparu dans le cadre du groupe Aktion Widerstand avant d’être popularisé par Michael Kühnen, figure majeure de l’extrême droite allemande décédée en 1991. Ce geste permettait aux militants néonazis de marquer leur appartenance tout en échappant à certaines poursuites judiciaires. En 1992, le salut fut rebaptisé Kühnengruß en hommage à son créateur. Il est aujourd’hui interdit en Allemagne et en Suisse.

En France, le Kühnengruß est fréquemment utilisé par des hooligans, skinheads, néonazis, ainsi que par des groupuscules d’extrême droite, notamment au sein des Active Clubs. Ces clubs, qui favorisent l’entraînement aux arts martiaux mixtes (MMA), s’inscrivent dans la continuité des Active Clubs américains fondés par Robert Rundo, suprémaciste blanc et néonazi.

En 2023, deux militaires du 35e Régiment d’Infanterie de Belfort, membres du groupe violent d’extrême droite Vandal Besak, ont été photographiés en train d’effectuer ce salut. En 2024, Mathis Gachon, délégué national du mouvement étudiant UNI, a lui-même été vu en train de faire des saluts de Kühnen, soulignant les liens entre certaines figures étudiantes et l’extrême droite radicale.